?Un vieillard amoureux prétend épouser demain sa pupille ; un jeune amant plus adroit le prévient, et ce jour m?me en fait sa femme, ? la barbe et dans la maison du tuteur. Voil? le fond, dont on e?t pu faire, avec un égal succ?s, une tragédie, une comédie, un drame, un opéra, et c?tera.? C'est ainsi que Beaumarchais lui-m?me présente Le Barbier de Séville qui en 1775 triomphe rapidement, puis connaît un succ?s durable : Marie-Antoinette elle-m?me jouera le rôle de Rosine en 1785 ; deux livrets d'opéra en seront tirés pour Paesiello et Rossini. C'est que fantaisie verbale et puissance dramatique offrent au spectateur une pi?ce dont l'action reste suspendue ? un lien fragile - un mot ou un silence pouvant tout achever ou tout faire échouer - et c'est l? le mod?le de la comédie des deux si?cles ? venir. Edition commentée et annotée par Pierre Frantz.
Figaro, le gai, l'impertinent, le truculent Figaro, le plus clebre des personnages de Beaumarchais entreprend, aux cts de son matre, le comte Almaviva, une mission impossible : enlever, a la barbe d'un vieux tuteur mfiant, Bartholo, la jeune Rosine dont le comte est amoureux. Situations cocasses, imbroglios inextricables, dclarations d'amour enflammes... Le Barbier de Sville n'est pas seulement la derniere des comdies d'intrigue : Beaumarchais, en " ramenant au thtre l'ancienne et franche gaiet, en l'alliant avec le ton lger de la plaisanterie actuelle " labore une dramaturgie moderne par la conception et la qualit des dialogues.