\"Quand le moment du départ arriva, tout parut irréel a Yusuf. Il dit adieu a sa mere sur le seuil de la maison et suivit son pere et son oncle jusqu'a la gare. Il portait son petit ballot contenant deux shorts, une chemise, un Coran et un vieux chapelet de gres. Il ne lui vint pas a l'esprit, ne fut-ce qu'un instant, qu'il serait peut-etre séparé de ses parents pour longtemps ou meme qu'il ne les reverrait jamais. Il n'avait pas pensé a demander quand il reviendrait ni pourquoi tout avait été décidé si soudainement\". Quand ses parents disent a Yusuf, douze ans, qu'il va partir séjourner quelque temps chez son oncle Aziz, il est enchanté. Prendre le train, découvrir une grande ville, quel bonheur pour un petit Africain qui n'a jamais quitté son village. Il ne comprend évidemment pas que son pere l'a vendu, vendu pour rembourser une dette trop lourde et qu'Aziz, de toute façon, n'est pas son oncle, simplement un riche marchand qui a besoin d'un esclave de plus chez lui. A la suite de Yusuf, nous allons découvrir l'Afrique de l'Est au début de ce siecle, les immenses étendues désertiques que traversent de lentes caravanes, une nature splendide et hostile a la fois ou le poids d'une vie peut etre celui de quelques gouttes d'eau...
Quand ses parents annoncent Yusuf, douze ans, qu\\\\'il va partir sjourner quelque temps chez son oncle Aziz, il est enchant. Prendre le train, dcouvrir une grande ville, quel bonheur pour lui qui n\\\\'a jamais quitt son village de Tanzanie. Il ne comprend pas tout de suite que son pre l\\\\'a vendu afin de rembourser une dette trop lourde - et qu\\\\'Aziz n\\\\'est pas son oncle, mais un riche marchand qui a besoin d\\\\'un esclave de plus chez lui.\n\ntravers les yeux de Yusuf, l\\\\'Afrique de l\\\\'Est au dbut du XXe sicle, mine par la colonisation, se rvle dans toute sa beaut et sa rudesse. Dans ces tendues dsertiques traverses de lentes caravanes, dans ce paradis bientt perdu, le poids d'une vie vaut celui de quelques gouttes d'eau.\n\nZobacz fragment\n